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L'art de la pédagogie est fait d'humilité et non de fatuité : le but de tout enseignement n'est pas que le professeur, par un discours inutilement compliqué et pédant, paraisse intelligent, mais que ses élèves en aient vaincu les moindre difficultés et en ressortent grandis. - Emile Gabauriaud-Pagès, L'art d'enseigner aux autres (1919)
« Nos passions sont les principaux instruments de notre conservation : c'est donc une entreprise aussi vaine que ridicule de vouloir les détruire. » - Jean-Jacques Rousseau
Toujours aucun trophée... Il faut savoir se distinguer dans la vie !
Biographie
Exemple musique dont vous connaissez l'URL :
Exemple Deezer :
En cours de réflexion. Peut-être un jour.
Nom : SCALE Prénom : Anciennement Eddy, nouveau prénom, White, accordé par la mairie de Loutry Ste Chaspoule. Âge : 12 automnes. Maison :Serpentard
(On ne se moque pas tant que la structuration n'est pas terminée)
Eddy Hardened
- Tout tourne autour du moi, c'est pourquoi les plus désireux d'exister et de partager leur expérience mémorisent à l'écrit des récits, des pensées, et même des autobiographies pour les plus téméraires d'entre eux.
Je n'ai pas échappé à la règle. Puisse ma descendance puiser connaissance de ses origines dans tout ce qui va suivre.
La plupart des sorciers commencent leur vie sans exactement savoir qui ils sont, d'où ils viennent et, fort évidemment, sans leurs vrais parents. On peut citer, parmi les exemples célèbres, Harry Potter, prodige devenu chef des Aurores ou, encore, celui-dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom. Cela fut mon cas à quelques exceptions près : j'avais des parents adoptifs, certes, qui m'apportaient l'amour dont j'avais naturellement besoin, mais peu après mon ascension en tant que véritable sorcier, au-delà de mes onze automnes, j'ai eu le malheur de subir un deuil peu commun. L'accident de la route eut raison d'eux, voilà que je continuai ma vie en tant qu'orphelin scolarisé dans une école que vous connaissez sûrement : PoudlardNet.
Ce fut le premier grand tournant dans ma vie. J'étais un jeune enfant perdu qui ne comprenait rien et à qui il fallait réapprendre tout le sens de la vie...
Le concept paraissait simple, au début. Quatre maisons distinguaient sévèrement les élèves, insufflant en eux un esprit compétitif sans pareille. Et il y avait cet espèce de chapeau bavard qu'on mettait sur nos têtes ; c'était pour nous orienter dans l'une de ces maisons. Les critères retenus étaient notamment la mentalité mais surtout la descendance : quelle fut ma surprise lorsqu'on m'attribua l'enseigne de Serpentard sur la robe de sorcier que je me plaisais à porter.
Et ça n'était pas le seul gadget qui nourrissait mon excitation. Balais volants, baguettes magiques... J'étais Alice aux pays des merveilles, en fait.
Mais les choses ne furent pas aussi roses que ce que je pensais. Ce nouveau départ n'était que le début d'une longue agonie. Serpentard avait la réputation d'être la maison la plus vicieuse de toutes. Elle regroupait les élèves les plus rusés, les plus orgueilleux, les plus vaniteux. Et je n'échappai pas à la règle. Rien ne me donnait véritablement envie de travailler mes cours de Potion ou de Défense contre les Forces du Mal. Je contribuais, à l'aide de mes camarades, au mal-être des élèves appartenant aux trois autres maisons. Je n'avais pas conscience de ma mauvaise foi, et le fait de faire usage de la magie à des fins personnelles m'était plus qu'excitant, surtout pour malmener les autres.
Je participais aux loisirs collectifs de ma maison : malmener le plus d'adversaires possibles. Je n'étais pas un caïd, et je m'en moquais. Je mettais en pratique mon apprentissage sur les autres, qu'y avait-il de mal à cela ? L'important, c'était d'être fort, pas d'avoir des bonnes notes. La coupe des quatre maisons, c'était du kif-kif.
Mon obstination à vouloir être un sorcier craint fini par m'accorder un second tournant ; ou, plutôt, un virage raté. J'ai fait l'erreur de prononcer un sortilège impardonnable sur un collègue qui avait lui-même essayé de me l'infliger. Sa mort fut un traumatisme des plus délicats à encaisser, si bien que j'entrai à la prison d'Azkaban à mes treize ans.
Là-bas, je connus ces terrifiantes créatures qu'étaient les détraqueurs. Ce sont des créatures qui nous ôtent un peu de raison de vivre chaque jour afin de faire durement regretter le ou les gestes inacceptables que les détenus avaient pu commettre. Je regrettais amèrement à un point que je n'avais plus aucune raison de vivre. Ma famille n'était plus ; et, encore, ça n'était pas ma vraie famille. Mon quotidien n'était constitué que de porridge et de patrouille de détraqueurs.
"Comment fabriquer un héros ?" inscrit Héraklès au tableau.
- Ah, la recette du héros. Evidemment tout le monde voudrait la connaître. Il n'y a pas de formule absolue mais quelques trucs à savoir. Pour obtenir un héros de qualité, choisissez d'abord un être qui a une bonne raison de se réparer, donc une résilience.
Il note "Résilience" sur le tableau.
- Qu'est-ce qu'une résilience ? Un moins qui sera compensé par un plus.
La salle écoute avec intérêt. Beaucoups, parmi les 80 élèves présents, ont eux-mêmes réussi en compensant une blessure de jeunesse.
- "Toi, tu n'arriveras jamais à rien", il suffit de déclarer cela à un gamin pour que, par esprit de contradiction, il se donne beaucoup de mal pour montrer qu'il est le meilleur. Derrière chaque héros; il y a souvent un enfant qui a longtemps enragé ou pleuré seul dans son coin.
Héraklès exhibe un dessin qu'il semble avoir déjà vu dans une existence antérieure. Deux poissons s'ébattent, et en légende, le petit demande : "Dis, maman, il paraît que certains d'entre nous sont sortis de l'eau pour aller marcher sur la terre, c'était qui ? - Oh, pour la plupart, des mécontents."
Un rire parcourt l'assistance.
- L'angoisse, le mécontentement, les blessures, voilà ce qui tisse l'étoffe des héros. Pourquoi se donnerait-on la peine de chercher à changer le monde s'il nous convenait tel qu'il est ?
Héraklès prend une figurine qu'il semble tout particulièrement admirer.
- Les gens heureux n'ont rien à gagner au changement. Seul un sentiment d'injustice ou de dévalorisation incite à se dépasser pour faire changer le cours des choses. Le héros souffre donc d'une blessure. A vous de jouer avec.
Edith Piaf lève le doigt.
- Mais si la blessure tue ? demande-t-elle.
- On a vu des enfants battus devenir méchants envers leurs propres enfants, approuve Simone Signoret.
Héraklès n'est pas décontenancé par la remarque.
- C'est pourquoi il faut instiller judicieusement le poison qui fera office de vaccin. Trop de poison et on peut obtenir un effet inverse, un total abattement. Et puis il y a des héros négatifs. On leur a dit par exemple qu'ils étaient nuls et au lieu de vouloir démontrer qu'ils sont les meilleurs, ils cherchent juste à détruire ceux qui les ont insultés. Elle se joue parfois à peu de chose, la différence entre un héros et un... criminel. A vous de doser les traumatismes d'enfance tout en laissant l'espoir intact et en maintenant votre héros dans les valeurs positives.
Je me dis qu'en fait cette histoire de héros a plus de chances de fabriquer des monstres que des saints.